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  • Du grand au petit écran : un film suisse dur et bouleversant

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    Les enfants du Platzspitz.jpgAdapté de l’autobiographie de Michelle Halbheer, « Les enfants du Platzspitz » raconte l’histoire de Mia une fille de 11 ans dont la mère est toxicomane. Après la fermeture du Platzspitz, scène emblématique de la drogue zurichoise dans les années 80-90, Mia et sa mère s’installe dans un village de l’Oberland. Contrainte de s’occuper de sa mère, qu’elle aime profondément et qui lutte avec plus ou moins de succès contre sa toxicomanie, Mia va affronter, souvent bien seule, des épreuves d’une grande violence. 

    Certaines scènes ou situations sont très dures. Leur répétition, rendue nécessaire pour comprendre pour quelles raisons Mia (Luna Mwezi, excellente) a pu supporter l’insupportable, met parfois mal à l’aise. Au même titre d’ailleurs que les services sociaux qui sont en-dessous de tout. Mais « Les enfants du Platzspitz », c’est aussi une histoire d’amour déchirante entre une enfant et sa mère (Sarah Spale, habitée par son rôle) et la formidable capacité d’une gosse de 11 ans d’être par moment non plus la mère de sa mère, mais simplement une petite fille avec ses rêves d’enfant. Un film bouleversant et d’une incroyable intensité émotionnelle dans les dix dernières minutes.

    Inédit. 4 étoiles. « Les enfants du Platzspitz ». RTS 1, lundi 17 janvier, 20h50.

    Le cas Richard Jewell.jpgLe film est inspiré d'une histoire vraie. Le 27 juillet 1996, pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta, un vigile du nom de Richard Jewell découvre un sac suspect dans un parc où ont lieu des concerts. Il donne aussitôt l'alarme et fait évacuer les lieux sauvant ainsi de nombreuses vies. Héros d'un jour, il devient pourtant trois jours plus tard le principal suspect de l'attentat aux yeux du FBI. 

    Les points forts du film sont la position de Richard Jewell et son évolution au fur et à mesure que les accusations se précisent à son encontre, le duo qu'il forme avec son avocat et sa relation avec sa mère, cette dernière étant fortement ébranlée par la folie médiatique et la chasse aux sorcières dont est victime son fils. Toutefois, et malgré toutes ces qualités, on reste un peu sur sa faim, car le film n'arrive pas suffisamment à susciter de l'empathie et de l'émotion pour son héros. Mais on saura gré à Clint Eastwood d'avoir réalisé un film tout en nuances sur cette Amérique prompte à célébrer ses héros un jour et à les vouer aux gémonies le lendemain.

    3 étoiles. « Le cas Richard Jewell ». France 2, dimanche 16 janvier, 21h10.

    Ce qui nous lie.jpgJean, le frère aîné, est parti de sa Bourgogne natal dix ans auparavant, en froid avec son père, pour faire le tour du monde qui l’a conduit à s’installer en Australie où il a fondé une famille. A l’annonce de la mort imminente du paternel, il décide de faire le voyage pour dire adieu à son père. C’est l’occasion de revoir sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie, et de tenter de recréer ce lien fort qu’ils avaient entre eux enfants, mais qui s’est beaucoup distendu après cette décennie synonyme d’abandon pour les deux cadets.

    La qualité première de « Ce qui nous lie » n’est en tout cas pas son scénario qui manque d’originalité et qui tourne rapidement en rond, à tel point que l’on se désintéresse assez rapidement de la question de la succession qui prend trop de place, d’où certaines longueurs. Malgré ce défaut qui pourrait être rédhibitoire, le film fonctionne pourtant plutôt bien grâce à plusieurs scènes émouvantes et des moments où l’on rit de bon cœur. Et puis, il y a cette superbe scène collective qui marque la fin des vendanges qui est d’une très grande maîtrise au niveau de la mise en scène. Enfin, les acteurs sont bons, une condition essentielle pour se laisser porter par ce genre de film, et les paysages de la Bourgogne, que l’on découvre sur les quatre saisons, fort agréables à l’œil. Un film au verre à moitié plein.

    3 étoiles. « Ce qui nous lie ». France 3, jeudi 20 janvier, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : un bon Eastwood et des crevettes caricaturales et touchantes

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    Les crevettes pailletées.jpgInspiré de l'histoire d’une véritable équipe de water-polo gay, le film a pour ambition, selon ses deux metteurs en scène, de défendre les valeurs de liberté, de droit à la différence et à l’outrance et de faire triompher la légèreté sur la gravité de la vie. Pas étonnant par conséquent que « Les Crevettes pailletées » partent dans tous les sens, pour le pire et le meilleur. Le pire : les clichés sur les gays et les lesbiennes, des gags exploités jusqu’à ne plus avoir envie de rire du tout, le niveau des acteurs loin d’être homogène et, enfin, un scénario, à l’exception de la fin, cousu de fil blanc et qui fait beaucoup référence à « Priscilla, folle du désert » ou encore au « Grand Bain ». Le meilleur : des personnages poussés jusqu’à la caricature qui peuvent faire rire, avec les réserves émises plus haut sur l’accumulation exagérée des clichés, et le côté attachant et touchant de ces derniers avec leur revendication au droit à la différence. On sourit alors plus qu’on rit et on est même ému dans une scène finale inattendue. Au final, un film constamment à la limite de la sortie de route, mais qui l’évite le plus souvent grâce à ses personnages certes trop caricaturaux, mais également attachants et touchants.

    Inédit. 2.5 étoiles. « Les Crevettes pailletées ». RTS 1, mardi 11 janvier, 23h35.

    Le cas Richard Jewell.jpgLe film est inspiré d'une histoire vraie. Le 27 juillet 1996, pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta, un vigile du nom de Richard Jewell découvre un sac suspect dans un parc où ont lieu des concerts. Il donne aussitôt l'alarme et fait évacuer les lieux sauvant ainsi de nombreuses vies. Héros d'un jour, il devient pourtant trois jours plus tard le principal suspect de l'attentat aux yeux du FBI. Les points forts du film sont la position de Richard Jewell et son évolution au fur et à mesure que les accusations se précisent à son encontre, le duo qu'il forme avec son avocat et sa relation avec sa mère, cette dernière étant fortement ébranlée par la folie médiatique et la chasse aux sorcières dont est victime son fils. Toutefois, et malgré toutes ces qualités, on reste un peu sur sa faim, car le film n'arrive pas suffisamment à susciter de l'empathie et de l'émotion pour son héros. Mais on saura gré à Clint Eastwood d'avoir réalisé un film tout en nuances sur cette Amérique prompte à célébrer ses héros un jour et à les vouer aux gémonies le lendemain.

    Inédit. 3 étoiles. « Le cas Richard Jewell ». RTS 1, samedi 15 janvier, 22h35.

    Kingsman, le cercle d'or.jpgRares sont les suites qui sont à la hauteur du premier épisode et « Kingsman : le cercle d’or » ne fait pas exception à la règle, mais s’en tire toutefois avec les honneurs. Il faut dire qu’il était impossible de recréer l’effet de surprise de l’original qui a beaucoup contribué à son succès. On retrouve donc l’élite des espions britanniques en costume trois pièces à l’humour délirant, aux péripéties plus folles les unes que les autres et aux gadgets incroyables qui vont devoir faire face à une ennemie déjantée qui veut contrôler le monde en exerçant un horrible chantage. Pour tenter d’y arriver, ils vont s’allier par obligation avec une organisation d’espions américains. Dans cette suite, les éléments qui avaient fait son succès sont toujours bien présents : gadgets, humour très second degré, dérision, clins d’œil à James Bond, scènes d’actions aussi époustouflantes qu’invraisemblables, méchante caricaturale et une distribution de haut vol. « Kingsman : le cercle d’or » souffre certes de quelques longueurs en raison d’un scénario qui tourne un peu trop en boucle dans la seconde partie, mais cela ne l’empêche pas toutefois d’atteindre l’objectif poursuivi : divertir agréablement.

    3 étoiles, « Kingsman : le cercle d’or ». TF1, dimanche 9 janvier, 21h05.

    Gone Girl.jpgNick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparu ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ? Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première !

    3 étoiles. « Gone Girl ». France 2, dimanche 9 janvier, 21h10.

     

     

     

    Photo de famille.jpgComédie tragi-comique, « Photo de famille » raconte entre deux enterrements comment une famille éclatée va essayer de recoller les morceaux malgré les fissures, voire les fossés, qui existent entre ses membres. « A partir d’un élément déclencheur – la grand-mère qui veut aller mourir dans son village – chaque personnage va enclencher chez lui et chez les autres un processus qui va leur permettre à tous de se réparer » déclare Cecilia Rouaud, réalisatrice et scénariste du film. Et l’on peut deviner sans trop de peine que cela ne se fera pas sans des rires et des larmes et des hauts et des bas qui se ressentent dans le film qui manque par moment cruellement de rythme. C’est en grande partie dû à un nombre invraisemblable de saynètes qui casse trop souvent un élan qu’on aimerait poursuivre, car il y a des magnifiques scènes, drôles, tendres ou encore émouvantes, dans « Photo de famille ». Un sentiment d’inabouti donc, voire de frustration, car à force de ne pas choisir entre comédie et drame, le film perd le spectateur en route. Dommage.

    2 étoiles. « Photo de famille ». France 3, jeudi 13 janvier, 21h10.

    Spider-Man Far from home.jpgIl ne se passe pratiquement rien pendant la première demi-heure durant laquelle on assiste à la préparation du voyage d'études que Peter Parker et ses camarades vont faire en Europe. Rappelons que depuis l'épisode précédent Spider-Man est un adolescent qui a été choisi par Iron Man pour lui succéder, et ça tombe bien puisque ce dernier est mort dans « Avengers : Endgame ». Peter se réjouit de laisser son costume de super-héros derrière lui et de profiter de ce séjour pour tenter de séduire sa camarade de classe MJ. Mais bien sûr, il n'en sera rien puisqu'il va devoir lutter contre des créatures qui veulent détruire la Terre. Si l'on excepte un rebondissement plutôt inattendu au milieu du film, le reste est terriblement prévisible, à tel point que même certains effets spéciaux, pourtant plutôt réussis, n'arrivent pas à relever le niveau. Il y a bien ici et là quelques blagues plutôt marrantes, mais ce sont surtout les dialogues d'une platitude sidérale qui déclenchent des sourires. C'est tout dire. Quant aux relations entre les personnages, elles sont à l'image du reste, inintéressantes.

    1 étoile. « Spider-Man: Far from Home ». RTS 2, vendredi 14 janvier, 21h15.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : la fête continue!

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    Yesterday.jpgJack Malik est un chanteur qui est sur le point d'abandonner sa carrière qui n'a jamais démarré. Et puis, un jour, il a un accident de vélo consécutif à une gigantesque panne mondiale d'électricité qui dure 12 secondes. Au cours de sa convalescence, Jack se rend petit à petit compte que les Beatles ont été effacés de l'Histoire de l'humanité et qu'il est a priori le seul à se souvenir des chansons du fameux groupe. L'idée de base de « Yesterday » est pour le moins séduisante et la première partie du film est réussie avec un excellent rythme, des rebondissements, des scènes drôles et un vrai intérêt à suivre les aventures de Jack Malik et la manière dont il va utiliser ce véritable trésor qui lui tombe du ciel. On n'en dira malheureusement pas autant de la seconde partie qui glisse inexorablement vers la comédie romantique dégoulinante de bons sentiments et tellement prévisible. Heureusement que la directrice artistique, bien que trop caricaturale, met un peu de piment dans cette guimauve, qu'il y a les fantastiques chansons des Beatles et une rencontre inattendue pour éviter de tomber dans un ennui profond. Et puis, le scénario manque de cohérence sur sa fin. Mais au final, c'est tout de même une impression positive qui domine.

    Inédit. 3 étoiles. « Yesterday ». RTS 1, lundi 3 janvier, 20h05.

    Charlie's Angels.jpgTroisième adaptation sur grand écran de la série télévisée des années 70 « Drôles de dames », cet opus est résolument féminin, puisque même le fameux Bosley de la série est une femme. Il faut dire que l’eau a coulé sous les ponts et qu’à présent l’agence Townsend a étendu ses activités dans le monde entier avec de nombreuses équipes de Charlie’s Angels qui affrontent les missions les plus périlleuses dirigées chacune par un ou une Bosley. Tel est bien évidemment le cas dans cette nouvelle aventure au cours de laquelle nos héroïnes vont devoir affronter des méchants, que des hommes bien entendu, en multipliant les prouesses. Rien donc de bien neuf sous le soleil sur le fond, tant l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois ce genre d’histoire prédomine. C’est par contre un peu plus intéressant sur la forme. Le film se laisse en effet voir grâce à ses actrices convaincantes, ses scènes d’action dans des lieux divers et variés qui s’enchainent à un bon rythme avec une bande originale efficace. On peut également y ajouter quelques scènes et gags plutôt drôles, même si on aurait souhaité un humour plus corrosif.   

    Inédit. 2 étoiles. « Charlie’s Angels ». RTS 2, vendredi 7 janvier, 20h50.

    Once Upon a time in Hollywood.jpgL’histoire de Rick Dalton, star de la télévision des années 50 sur le déclin, et de sa fidèle doublure, est très bien reconstituée. Les décors, la lumière et la photographie sont superbes. On se croirait vraiment dans le Hollywood de la fin des années 60. Du côté de la distribution, rien à redire non plus : Leonardo DiCaprio et Brad Pitt sont très bons, même si le premier est desservi par des scènes de « film dans le film » qui n’en finissent pas, surtout dans la première partie. Les moments les plus réussis du film qui donnent une bonne place à l’humour et à une certaine dérision, et heureusement il y en a plusieurs, mettent le plus souvent en scène Brad Pitt. C’est tout particulièrement le cas lorsqu’il est en contact avec les hippies, avec son chien ou encore lors des vingt dernières minutes qui s’apparentent à un film d’horreur. A ce propos, que dire de cette fin très réussie sur un plan cinématographique, mais qui ne respecte pas du tout la réalité de l’épisode tragique auquel elle fait référence et qui a marqué durablement les esprits ? Au final, si le film de Quentin Tarantino est formellement impeccable, il est très inégal dans le fond avec des scènes jubilatoires et d’autres où on s’ennuie ferme au cours d’un long métrage qui porte bien son nom (2h40).

    2 étoiles. « Once Upon A Time…in Hollywood », RTS 1, dimanche 2 janvier, 23h00.

    Happy Birth Dead.jpgTree revit sans cesse sa journée d’anniversaire qui se termine quoiqu’elle fasse par sa mort, d’où le titre du film. Et pas n’importe quel mort, puisqu’elle est assassinée de manière toujours brutale par un mystérieux meurtrier masqué avant de se réveiller le lendemain matin et de revivre son cauchemar jusqu’à ce qu’elle découvre finalement qui veut sa mort. Le point fort du film est incontestablement le fait de ne pas ennuyer le spectateur malgré son côté répétitif et de l’impliquer dans l’histoire à la recherche d’indices pour tenter de découvrir l’assassin. Il y a même un côté jouissif à anticiper le meurtre de l’héroïne et la retrouver dans le plan suivant se réveiller une nouvelle fois pour affronter une « même » journée avec une autre stratégie pour démasquer, au sens propre et figuré, son meurtrier. Si le scénario est donc très efficace dans les scènes d’action, on n’en dira pas autant dans celles qui développent les relations entre les personnages d’une platitude certaine, frôlant même parfois la mièvrerie. 

    3 étoiles. « Happy Birthdead ». RTL 9, lundi 3 janvier, 22h35 précédé de la suite (pas vue) à 20h55.

    Baby Driver.jpgBaby a une dette envers un grand patron du crime qu’il doit rembourser en mettant ses qualités de conducteur hors du commun au service de braqueurs de banque. Pour être le meilleur dans son domaine, il roule au rythme endiablé de sa propre playlist, un comportement qui cache un drame vécu dans son enfance. Le jour où il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre un terme à ses activités criminelles. Mais pas facile de se faire oublier du milieu quand on possède des qualités comme les siennes. Film d’action avec des courses poursuite, spécialement la première qui vaut le déplacement à elle toute seule, très spectaculaires, « Baby Driver » tient la route, notamment grâce à une bande-son omniprésente qui joue un rôle à part entière. Alors, certes, le scénario n’est pas d’une folle originalité et l’histoire d’amour est franchement nunuche à tel point qu’on se demande s’il ne faut pas la prendre au second degré, à l’image des gangsters qui sont des caricatures d’eux-mêmes. Divertissant. 

    3 étoiles. « Baby Driver ». RTS 1, jeudi 6 janvier, 23h15.

    Kingsman, le cercle d'or.jpgRares sont les suites qui sont à la hauteur du premier épisode (à voir sur M6 le lundi 3 janvier à 21h05). « Kingsman : le cercle d’or » ne fait pas exception à la règle, mais s’en tire toutefois avec les honneurs. Il faut dire qu’il était impossible de recréer l’effet de surprise de l’original qui a beaucoup contribué à son succès. On retrouve donc l’élite des espions britanniques en costume trois pièces à l’humour délirant, aux péripéties plus folles les unes que les autres et aux gadgets incroyables qui vont devoir faire face à une ennemie déjantée qui veut contrôler le monde en exerçant un horrible chantage. Pour tenter d’y arriver, ils vont s’allier par obligation avec une organisation d’espions américains. Dans cette suite, les éléments qui avaient fait son succès sont toujours bien présents : gadgets, humour très second degré, dérision, clins d’œil à James Bond, scènes d’actions aussi époustouflantes qu’invraisemblables, méchante caricaturale et une distribution de haut vol. « Kingsman : le cercle d’or » souffre certes de quelques longueurs en raison d’un scénario qui tourne un peu trop en boucle dans la seconde partie, mais cela ne l’empêche pas toutefois d’atteindre l’objectif poursuivi : divertir agréablement.

    3 étoiles, « Kingsman : le cercle d’or ». RTS 1, samedi 8 janvier, 20h50.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : de fortes personnalités dans des genres bien différents

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    Fast and Furious.jpgSpin-off de la fameuse franchise Fast & Furious, neuf épisodes à ce jour, « Fast & Furious: Hobbs & Shaw » est centré, comme son titre l'indique, sur les personnages joués par Dwayne Johnson et Jason Statham qui ont fait leur apparition dans la série dans les épisodes 5 et 6. Ils se sont affrontés dans l'épisode 7 et ne peuvent pas se voir. Mais les deux ennemis jurés vont devoir faire équipe malgré eux pour éviter qu'un dangereux virus ne tombe dans les mains d'un (très) méchant. Rien de bien original dans le fond et ce n'est pas une surprise pour ce genre de production. Qu'en est-il alors de la forme ? 

    De ce point de vue-là, le film répond tout à fait aux attentes. L'action est menée à un rythme d'enfer avec une bonne dose d'humour et le côté souvent invraisemblable de ce qui se déroule à l'écran est parfaitement assumé, avec notamment une scène d'anthologie entre un hélicoptère accroché à une dépanneuse. Le spectacle est donc bel et bien au rendez-vous, on oubliera les quelques scènes sentimentales dont on se passerait volontiers, et il y a un réel plaisir, certes totalement régressif, à se laisser emporter par ce pur divertissement parfois proche du délire.

    Inédit. 3 étoiles. « Fast & Furious : Hobbs & Shaw ». RTS 1, lundi 27 décembre, 20h55.

    Noureev.jpgRalph Fiennes, plus connu comme acteur que réalisateur, est fasciné par la culture russe et a tout de suite pensé que la biographie de Rudolph Noureev, parue il y a près de 20 ans, avait un potentiel cinématographique. Deux décennies plus tard, il met en scène le célèbre danseur sur un scénario de David Hare qui souhaitait s’intéresser à la période parisienne de Noureev, alors que le réalisateur voulait se pencher sur son enfance et ses études à Saint-Pétersbourg. Il sera finalement question de ses trois périodes dans le film. 

    Et autant le dire tout de suite, c’est sa faiblesse. En effet, les trop nombreux, et parfois répétitifs, flashbacks enlèvent de la fluidité au récit. Ceci étant dit, le film n’en est pas désagréable pour autant, la personnalité de Noureev étant suffisamment forte pour s’intéresser à son parcours de son enfance à ce séjour à Paris en 1961 qui se terminera par sa demande d’asile politique sur fond de guerre froide. Inutile donc d’être un fan de ballet pour voir ce biopic sur un danseur qui a brisé les conventions en matière de danse classique. 

    Inédit. 3 étoiles. « Noureev ». RTS 1, nuit du mardi 28 au dimanche 29 décembre, 00h30.

    Bohemian Rhapsody.jpg« Bohemian Rhapsody » est un film très sage dans sa mise en scène, à l’exact opposé de celui sur lequel il se centre principalement. Il raconte en quelques épisodes et de manière très linéaire la vie du groupe et de son leader de ses débuts en 1970 jusqu’à sa performance lors du Live Aid de juillet 1985 à Wembley. L’accent est particulièrement mis sur Freddie Mercury, ses excès, ses errances, ses questionnements, notamment sur son orientation sexuelle, mais aussi ses traits de génie, sa générosité et sa recherche de l’amitié et de l’amour. Rami Malek est un Freddie Mercury plus vrai que nature et sa performance est bluffante.

    Ce parti pris n’empêche toutefois pas le film de s’intéresser également aux relations au sein du groupe et c’est heureux, car les moments mettant en scène les quatre musiciens sont les plus réussis. On n’en dira pas autant de ceux qui se focalisent sur le chanteur qui frisent parfois le mélo et ont tendance à se répéter. L’ennui guette. Mais grâce à la musique, qui occupe la place attendue dans le film, ces lourdeurs s’effacent rapidement pour laisser la place à des chansons connues par tout le monde, ou presque. Les vingt dernières minutes mettent une pêche d’enfer. 

    3 étoiles. « Bohemian Rhapsody ». M6, lundi 27 décembre, 21h05.

    Mamma Mia Here we go again.jpgSur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie.

    Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur, à commencer par les chansons d’Abba, dont certaines inconnues qu’on découvre avec plaisir, et les chorégraphies qui vont avec. Les décors kitsch « carton-pâte », le ciel bleu et la mer transparente sont toujours du plus bel effet. On retrouve la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs, avec une mention particulière pour Lily James (Donna jeune). L’humour, le plus souvent du second degré, est bien présent. Et il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Sans plus.

    3 étoiles. « Mamma Mia : Here We Go Again ». RTS 1, nuit du samedi 1er au dimanche 2 janvier, 00h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: des poules irrésistibles

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    214F7F37-E54E-4E9F-B03B-9A26A5C4156E.jpegRaymond est un paysan romantique qui est sur le point de perdre son exploitation agricole. Mais loin de se résigner, il décide d’attirer l’attention de la France entière, et même au-delà, avec les moyens d’aujourd’hui en cherchant à créer le « buzz ». Et pour y parvenir, il va mettre en scène, face caméra, sa passion pour le théâtre et celle des grands textes avec sa poule Roxane.  

    Les poules sont les véritables héroïnes de ce film et leur « jeu » est totalement bluffant. Elles sont à vrai dire irrésistibles, à tel point que toutes les scènes où elles sont absentes frisent le plus souvent l’ennui. La faute à un scénario dont on devine à l’avance les péripéties, qui se répète et à une image idéalisée de la campagne qui finit par tomber à plat.

    Alors, certes, « Roxane » s’apparente à une fable, mais à force d’invraisemblances l’intérêt pour les aventures de ce paysan poète se perd en route. Et il semble en être de même pour les interprètes, Guillaume de Tonquédec en tête, qui donnent l’impression de s’ennuyer au contraire des poules qui sauvent le film à elles toutes seules.

    Inédit. 2 étoiles. « Roxane ». RTS 1, lundi 20 décembre, 20h45.

    14DF9558-EF97-4104-ACA4-980E664F4437.jpegDocumentaire sur la vie de la très talentueuse chanteuse anglaise Amy Winehouse qui connut une vie aussi brève que tumultueuse, le film du réalisateur Asif Kapadia vous prend à la gorge dès les premières images et ne vous lâche plus jusqu’à la fin que l’on sait fatale, mais que l’on souhaiterait pourtant différente.

    Cette remarque en dit long sur la qualité du film : il fait si bien revivre Amy Winehouse grâce à sa musique, à des images d’archives, des témoignages de ses proches et des interviews de la chanteuse que l’on espère jusqu’au bout qu’elle finira par s’en sortir.

    Mais il n’en est bien évidemment rien. Et le spectateur d’assister impuissant à cette descente aux enfers presque irréelle, tant elle est par moment ponctuée de scènes violentes et bouleversantes. Voyeurisme ? Plutôt un hommage brillant à une personnalité hors du commun qui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer une célébrité qui l’a poussée vers un abîme dont l’origine remontait déjà à son enfance.

    4 étoiles. « Amy ». TMC, mercredi 22 décembre, 23h00.

    DA4B39DC-C1E7-4F78-B0C5-5D57E5583706.jpegAdapté d’une pièce de théâtre, « Une heure de tranquillité » raconte l’histoire de Michel, dentiste embourgeoisé et grand amateur de jazz, qui vient de trouver aux puces un disque très rare qu’il veut écouter de suite chez lui sans qu’on le dérange. Mais son entourage (sa femme, sa maîtresse, son fils, son voisin, sa mère, sa femme de ménage et son plombier) va en décider autrement.

    Malgré quelques situations très drôles, le film reste toutefois assez convenu, à part la fin très réussie, et ne réserve pas de grandes surprises. On y sourit, plus qu’on y rit. On y apprécie les clins d’œil à d’autres films (« Le Père Noël est une ordure », « Le dîner de cons ») et les acteurs sont bons. A commencer par Christian Clavier, pratiquement dans chaque plan, qui n’en fait pas des tonnes. Carole Bouquet en épouse dépressive et Rossy de Palma en femme de ménage sont également à la hauteur. Les ingrédients sont donc de bonne qualité, mais la sauce ne prend pas vraiment. Pas désagréable, mais pas indispensable.

    2 étoiles. « Une heure de tranquillité ». RTS 1, vendredi 24 décembre, 20h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas désagréable, mais pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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